Paix et cohésion sociale : La diversité et la parenté à plaisanterie comme moyens de promotion

Le 16 mai est célébrée la journée internationale du vivre-ensemble et de la cohésion. Au Burkina Faso, des réflexions ont marqué cette 4ème édition. Elles ont porté sur le thème général, « Dans la différence et la diversité, exprimons notre désir profond de vivre et d’agir ensemble en vue de bâtir un Burkina Faso de paix, de solidarité et d’harmonie ».

Vivre ensemble, cohésion sociale, harmonie, solidarité sont autant d’expressions qui sont au bout des lèvres des Burkinabè. En effet, des attaques terroristes aux conflits communautaires en passant par le banditisme,  la paix et la cohésion sociale au pays des hommes intègres est mise à rude épreuve.

A travers le sous-thème, « La différence et la diversité dans l’union pour un Burkina Faso harmonieux et paisible », Dr Siaka Ouattara a confié que les diversités sont un atout pour le vivre-ensemble. Il a prôné l’acceptation de l’autre dans sa différence ethnique, culturelle, religieuse et linguistique. « La notion de laïcité favorise une inter-divergence et une acceptation de l’autre et garantit aux croyants et aux non-croyants la même liberté d’expression », a-t-il déclaré.

Issa Demé a prêché la parenté à plaisanterie comme moyen pour renforcer la paix et la cohésion sociale entre ethnies. Développant le sous-thème « contribution de la parenté à plaisanterie au renforcement du vivre-ensemble », il a demandé aux Burkinabè de revenir aux principes endogènes de cohésion pour coudre le tissu social déchiré. Il plaide pour que les principes de la parenté à plaisanterie soient inculqués aux jeunes à travers l’instauration d’une journée nationale de la parenté à plaisanterie ou d’une journée des nations.

Dr Jocelyne Vokouma, elle plaide pour que l’éducation des enfants soit l’affaire de tous. Pour relever le défi de la cohésion sociales il faut inculquer des valeurs primaires comme « dire merci, s’il vous plait, excusez-moi, une décence vestimentaire …» aux enfants.

Les différences loin de nous diviser doivent nous rapprocher afin de favoriser un partage et un apprentissage mutuel et surtout pour faire du Burkina une havre de paix et de cohésion sociale, affirment unanimement les trois panélistes.

 

Corine GUISSOU (stagiaire)

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