Le présidium lors de cette commémoration

Journée mondiale de la liberté de la presse : la viabilité de la presse, un défi à relever au sein des entreprises de presse

Pour la commémoration de la 28ème édition de la journée mondiale de la presse, le centre national de presse Norbert Zongo en collaboration avec divers partenaires du monde des médias a choisi le thème suivant « la viabilité des entreprises de presse au Burkina Faso ». C’est donc autour de ce thème que les professionnels des médias, les patrons de presse et les partenaires de presse ont nourrit les réflexions pour faire de ce thème une réalité pour les entreprises de presse au Burkina Faso.

A en croire le journaliste consultant en communication, Sié Offi Somé, les difficultés auxquelles font face les entreprises de presse sont d’ordre multiforme. Ces difficultés sont les principales causes qui font barrière à la viabilité des entreprises de presse au Burkina Faso. Pour donner plus de crédit, une étude a été menée par le Centre de presse Norbert Zongo afin de noter sans état d’âme les difficultés rencontrées par les journalistes.

De prime abord, à en croire son propos, les entreprises de presse privées ont plus de difficultés à tirer leur épingle du jeu. Pour preuve, « les difficultés rencontrées dans le secteur privé ont été abordé lors d’une étude que le centre de presse Norbert Zongo en mars dernier et les résultats on peut dire que la plupart des difficultés des journaux et des radios et télévisions tiennent à la faiblesse de la gouvernance organisationnelle et managériale de ces médias », a-t-il expliqué.

Les presse écrite et les médias en ligne ont plus de mal à tirer leur épingle du jeu

Il a confié par la suite que le constat est clair dans la plupart des entreprises de presse écrite ou en ligne. Au sein de ses entreprises de presse privée, l’on constate que la plupart des organes de presse ont un fonctionnement qui n’est pas tout à fait au point. Ce qui crée le plus souvent une confusion des rôles entre journaliste. Sans oublier la précarité des conditions de vie et de travail et l’explosion de la presse entrainant la création des organes de presse en ligne à tout va. Le coût élevé des productions ne jouent pas en faveur des entreprises de presse.  La dépendance vis-à-vis de l’Etat n’est pas en faveur des entreprises de presse. Elles ont pour revenu publicitaire les recettes faites par les communiqués et les communiqués sont principalement commander par l’Etat.

Sié Offi Somé a poursuivi en expliquant que pour le cas spécifique de la presse écrite, la faiblesse de la distribution est un gros problème. « Les tirages ont tous baissé et les organes ont de la peine à se faire distribuer », a-t-il déploré. Le problème de la fiscalité des entreprises de presse privé et le changement de statut des travailleurs du public sont également des difficultés rencontrées et pas des moindres.

Des solutions envisageables après la rencontre avec le chef de l’Etat

Du reste, il a rappelé qu’une rencontre est prévue entre les acteurs du monde des médias et le président du Faso. Il a de ce fait lancé une invite aux membres de la presse pour une mobilisation effective afin d’exposer les problèmes pour trouver des solutions adéquates. « C’est une occasion pour nous en tant qu’hommes de presse de faire l’examen pour que la question de la fiscalité, la question de l’accès à l’information pour que toutes ces questions soient traitées de façon à ce que les médias puissent évoluer dans un environnement économique correct », a-t-il conclu.

Corine GUISSOU (stagiaire)

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