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Développement des collectivités territoriales Le Fonds permanent dresse son bilan dans le Plateau central et le Centre

Le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a initié un atelier d’immersion au profit des journalistes des régions du Centre et du Plateau Central, le 28 août 2020 à Ouagadougou. Ce présent atelier fait suite aux 11 autres qui ont eu lieu dans les autres régions du Burkina, à l’occasion de la décennie d’existence du Fonds. L’objectif est de présenter le fonds aux journalistes, ainsi que les acquis engrangés dans les collectivités territoriales.

 

Créé depuis le 21 décembre 2004, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), a été véritablement reconnu le 11 avril 2007, suite à l’adoption de ses statuts particuliers. Selon son directeur des affaires juridiques, Daouda Guiro, le FPDCT est un fonds national de la catégorie « fonds d’État », doté de la personnalité morale et d’une autonomie financière et de gestion. Il est sous la tutelle de deux ministères, dont celui en charge de la décentralisation, pour les aspects techniques et le ministère de l’économie et des finances pour les aspects financiers. Ses principales ressources viennent des financements de l’État et des partenaires techniques et financiers.

Au démarrage de ses activités en 2008, le FPDCT ne couvrait que six communes urbaines. Mais depuis 2011, cette couverture a été élargie aux 364 Collectivités territoriales (CT). La mise à disposition des ressources au profit des collectivités territoriales se fait à travers des guichets d’interventions que sont : le Guichet Subvention/Fonds fongibles ; les Guichets spécifiques ; le Guichet Prêts/Garanties aux emprunts et le Guichet Dotation aux Appuis Techniques. Seuls le Guichet Subvention/Fonds fongibles et les Guichets et comptes spécifiques sont fonctionnels.

Le FPDCT, une décennie au service des collectivités territoriales du Burkina Faso

 

Après dix (10) ans d’existence, les acteurs de ce fonds ont décidé de faire une halte lors de la commémoration de cette décennie, pour faire le bilan des acquis engrangés et recueillir les suggestions pour « se perfectionner ». C’est depuis juillet 2019, que le FPDCT a entamé les activités entrant dans la commémoration de cet anniversaire. Cinq (5) activités majeures ont eu lieu, dont : l’opération 1000 poches de sang ; l’opération 10 000 plants ; une caravane de presse qui a sillonné les 13 régions du Burkina ; des colloques régionaux et les ateliers d’immersions au profit des professionnels des médias. « Nous avons organisés des ateliers régionaux dans l’ensemble des 13 régions de notre pays au profit des professionnels des médias », a expliqué Bruno S. Dipama, Directeur général du FPDCT. Les 11 autres régions, ayant déjà bénéficié d’ateliers de ce genre, c’est autour donc de la région du Centre et du Plateau Central, de bénéficier de cette rencontre d’échanges selon le directeur général.

En dix années d’existence, le bilan est positif selon le premier responsable de l’institution. A l’en croire, le FPDCT a impacté le développement des collectivités territoriales en termes de financement des projets et programmes structurants. « Environ 110 milliards ont été mobilisés par le Fonds permanent de développement des collectivités territoriales pour financer en gros, 12 000 projets dans l’ensemble des 364 collectivités territoriales du Burkina Faso, à savoir les 361 communes et les 13 Conseils régionaux » a-t-il confié. Il poursuit, « Nous, au niveau du Fonds permanent, avons compris que les besoins des populations à la base, sont devenus multiples et multiformes. Au bout d’une décennie, nous devons nous même nous réinventer ; pour être à niveau pour un meilleur accompagnement des collectivités territoriales qui vont identifier les besoins de ces populations».

En 10 ans, près de 10 milliards d’investissement pour la région du Centre !

 

Selon Hortense Somé, cheffe d’agence régionale (CAR) de la région du Centre, durant la décennie écoulée, le FPDCT a contribué au financement des investissements des collectivités territoriales. Ces infrastructures sont entre autres ; des infrastructures scolaires et sanitaires, économiques et marchandes et également des infrastructures sociales et non marchandes. « En une décennie, dans la région du Centre, au total 9 866 489 943 francs CFA ont été mobilisés et octroyés aux CT  grâce au FPDCT» a laissé entendre Hortense Somé.

A ce propos, les journalistes ont pu visiter une infrastructure scolaire sur financement du FPDCT. Il s’agit d’un collège d’enseignement général R+2 sur le site de l’école primaire publique de Widtoghin dans l’arrondissement 10 de la commune de Ouagadougou. Constitué de deux bâtiments (salles de classe et administration) et une latrine de six portes, le projet a couté 172 539 276 FCFA. Le Fonds y a contribué à hauteur de 100 millions de FCFA.

 

Dans le Plateau Central, de 2011 à 2019, ce sont près de 3 962 245 904 FCFA qui ont été mobilisés et octroyés aux collectivités territoriales par le FPDCT. « En dix années d’intervention dans la région du Plateau central, le FPDCT a fortement contribué, conformément à sa mission au financement des investissements prioritaires des collectivités territoriales » confie Aminata Oubda, cheffe d’agence régional par intérim du Plateau Central.

 Des perspectives pour l’avenir

Malgré les énormes acquis engrangés au profit des collectivités territoriales, le Directeur général pense à des innovations afin d’augmenter l’impact du fonds sur les collectivités. « Conscient de son rôle dans la réussite des actions de gouvernance et développement local, le FPDCT entreprendra diverses actions pour devenir plus performant et répondre au mieux, aux attentes des collectivités territoriales et des populations à la base » promet le directeur général, Bruno S. Dipama. En perspective, le Directeur général du fonds permanent évoque la restructuration du l’institution, qui est engagée au niveau du gouvernement, pour lui permettre de prendre en charge toutes les missions qui lui sont assignées, afin d’être plus efficient dans ses interventions.

Mariam SAGNON

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