Burkina : le mouvement SENS veut sa place dans l’arène politique

Le mouvement politique SENS (Servir et non se servir) a clôturé son assemblée générale souveraine le samedi 12 juin, à Ouagadougou. Il s’est interrogé sur sa place dans l’échiquier politique national et panafricain.

Le motif de cette assemblée souveraine du mouvement SENS a été de tirer les leçons de ses faiblesses pour assurer sa pérennité. Des problématiques comme sa meilleure visibilité et une meilleure connaissance de son champ d’action ont été posées. Ce faisant, pour le mouvement, les principaux axes sur lesquels il faudra travailler sont être présent sur tout le territoire national et assurer une couverture socioprofessionnelle à l’horizon 2023, puis installer sa coordination nationale.

Ce mouvement, jeune de 10 mois, était en lice pour les législatives de novembre 2020. N’ayant pas obtenu de sièges de député à l’assemblée nationale, ses responsables ont jugé qu’il est de bon ton de tirer des leçons de cet échec afin de mieux se positionner dans l’arène politique burkinabè . D’où l’installation d’un bureau de coordination nationale. Ce bureau, fort de 24 membres, est composé de Burkinabè vivants à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il est dirigé par un coordonnateur national, Guy Hervé Kam, avocat au barreau du Burkina.

                                 Le public sorti nombreux pour cette rencontre

Faire de la politique autrement pour assurer des lendemains meilleurs au pays des hommes intègres

Le tout premier Coordonnateur s’est réjouit de l’installation de la coordination nationale pour permettre de tracer les sillons du plan d’action du mouvement pour les années à venir. Il a confié que les élections présidentielles et législatives de 2020 ont convaincu son équipe et lui, de la nécessité de faire de la politique autrement. « Servir et non se servir Au mouvement SENS, nous sommes convaincus de la force d’action de notre peuple. Nous sommes convaincus que nos maux sont fondamentalement politiques et que les solutions ne peuvent venir que de l’émergence des forces endogènes de changement », a-t-il déclaré.

Me Guy Hervé Kam, Coordonnateur national du SENS

A en croire Guy Hervé Kam, la solution que propose le mouvement SENS se trouve dans une refondation de la politique burkinabè. « Rien ne peut changer dans notre politique si l’on ne fait pas la politique autrement » a-t-il martelé. A en croire ses idéaux, le processus de construction de la patrie ne fait que commencer, et les maîtres maux sont travail, courage, intégrité et justice. « Faire la politique autrement, c’est donner à la politique son sens originel et authentique qui est de servir. C’est proposer des alternatives à toutes ces stratégies inaptes à apporter le changement », a-t-il confié.

Des acteurs du monde politique ont également pris part à la clôture de l’assemblée générale souveraine du mouvement. Occasion pour eux de lui exprimer leur soutien. Ce sont entre autres Kam Yéli, Soungalo Soulama, Tahirou Barry et Rémis Fulgence Djandjinou.

Corine GUISSOU (stagiaire)

 

 

 

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